Clap de fin à l’Aréna

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Il est tout juste vingt-deux heures lorsque, malgré les hourras du public, les trémolos se font sentir dans les voix, les yeux commencent d’étinceler. Ils ne brillent pas de la joie d’une victoire rondement menée face à des nantaises qui ont pourtant réalisé une entame de rencontre parfaite. Les larmes coulent abondamment pour certaines de nos Rebelles, avec davantage de retenue pour d’autres. Certaines se pincent les lèvres… Cette dernière rencontre dans le chaudron brestois, c’est un peu comme lorsque deux amants se quittent sur le quai d’une gare. Ils se reverront ! Quand ? Demain est toujours trop loin… Il reste, pour la saison, une rencontre à savourer face à des ogres messines dans l’antre parisienne du handball pour le gain d’une finale de coupe de France.

La fine fleur du handball breton avait rendez-vous afin de porter une dernière fois les Gwen-ha-Du au sommet de leur Olympe. Pas celle qui offre la place de leader, celle qui délivre le nectar, l’essence du devoir accompli. La saison a été une fois de plus à la hauteur des espérances de tous. Si une grande majorité en veut toujours plus, il faut savoir garder raison, tout vient à point ! Les acteurs de nos rêves les plus fous ont souffert durant toute une saison. Des cœurs écorchés ont laissé couler des larmes de sang. Ces larmes que l’on aimerait effacer d’un revers de la main, pourtant le sillon est bien profond… Malgré la joie d’honorer nos gladiatrices, ce n’était pas la foire du Trône dans l’arène brestoise. La séparation en est vraisemblablement la raison.

Cette dernière rencontre annonce une nouvelle période de disette… Attendre, encore attendre avant de retrouver son voisin de salle, identifier de nouveaux visages sur le parquet ! Cette dernière rencontre de la saison est toujours aussi détestable. Elle éloigne le supporter de ses Rebelles. Nos filles ont réalisé le match parfait, encore une fois… L’osmose avec son public tout acquis à leur cause, comme si c’était la première fois… Elles et eux… La nuit sera longue avant d’écarquiller à nouveau les yeux dans le chaudron brestois, d’entendre les grincements sur le parquet, d’écouter Gérard égrener le nom des joueuses pénétrant dans l’Arène, d’accepter que certaines Rebelles aient rejoint d’autres horizons… Merci, хвала, trugarez, tak, hvala Mesdames ! See you soon !

 

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